01/07/2018 : conférence du père Patrick ZAGO

Centenaire de la fondation de l'institution  ND des Vignes

En avril dernier, les anciens de l'alumnat étaient invités à prendre contact avec le père Guy CLERC, directeur de l'association ND des Vignes, en prévision des festivités commémorant le centenaire de la création de l'institution des Assomptionnistes du 30 juin au 2 juillet 2018. 
Rappelons que  600 jeunes sont passés par Notre-Dame des Châteaux, de 1871 à 1903 et environ 250 sont devenus prêtres.

C'est ainsi que le samedi 30/06/2018, les anciens élèves des années 1950 sont venus apporter leur témoignage, 


ainsi que le père Fabien LEJEUSNE,provincial.
























Le dimanche 01/07/2018 : Conférence du père Patrick ZAGO

















Dimanche 1er juillet 2018, une messe solennelle célébrée par le père Fabien LEJEUSNE, provincial, a permis de réunir un nombre inhabituel d'anciens élèves et prêtres de la communauté, 
 messe suivie du partage du verre de l'amitié en terrasse.


En tant qu'archiviste, le père Patrick ZAGO a donné, dimanche soir, une conférence sur l'historique de l'institution devant un auditoire d'une cinquantaine de personnes.




Historique de Saint-Sigismond

Pour faire cette présentation aujourd’hui, j’avais en tête beaucoup de souvenirs personnels, puisque je suis un ancien[1] élève de l’Institution Notre-Dame, de septembre 1949 à juillet 1952, et aussi un ancien Père de la communauté assomptionniste de 1967 à 1977. Mais cela ne fait pas l’histoire des 100 ans ! Et puis comme archiviste, je sais qu’il faut se méfier parfois de notre mémoire, car elle n’est pas toujours fidèle. On peut enjoliver un événement qui nous a plu et nous a gratifié et dramatiser un autre que nous avons plus ou moins mal vécu. Alors je me suis appuyé sur des écrits[2] qui ne sont pas infaillibles, mais qui sont en principe plus sûrs.


[1]  A ma connaissance, il y a aujourd’hui à ND des Vignes, plusieurs autres anciens de l’alumnat : P. Robert Brochier, P. Guy Clerc, F. Bernard Milhomme, P. Joseph Mermoz, P. Maurice Métral, P. Justin Senger, P. Jean-Noël Vermeire.

[2] L’Echo de Notre-Dame. Bulletin de l’œuvre des vocations. Bimestriel. Saint-Sigismond par Albertville. Juin-Juillet 1918 à 1972.      Polyeucte Guissard, Histoire des alumnats, Bonne Presse, 1954 
Le journal personnel du P. Arthur Déprez, 1er Supérieur de la maison en 1918, intitulé « Notes et souvenirs de ma vie religieuse et familiale ». 
Un document très intéressant qu’on appelle Ephémérides ou Archives, écrit, selon les périodes par les élèves ou les professeurs, et qui rend compte de tous les événements, au jour le jour. 
Enfin des documents d’époque, des lettres, des coupures de journaux. 

L’origine de notre Institution Notre-Dame.  
La maison et son œuvre qu’on appelait l’œuvre des vocations, remonte à la fondation des Alumnats en 1871, par le P. Emmanuel d’ALZON (1810-1880), fondateur des Assomptionnistes. L’alumnat est un mot un peu étrange, qui vient du mot latin, alo, alere, qui signifie « nourrir les enfants » ; alumnus, l’alumniste était le nourrisson. C’était des petits séminaires pour les enfants dont les parents ne pouvaient pas payer la pension. C’est pourquoi, on cherchait un réseau de bienfaiteurs pour les aider. Le premier alumnat fut installé en pleine montagne dans le vieux manoir des anciens seigneurs de Beaufort, sous la protection de Notre-Dame des Châteaux. Il y fonctionna 32 ans[3]. Mais en 1903, sous Combes, lors de l’expulsion des religieux, les Pères Assomptionnistes, qu’on appelait tout simplement « les Pères des Châteaux » durent se réfugier en Italie, à Vinovo dans la région de Turin, pour y transférer l’alumnat. Mais rappelés en France par la guerre de 14-18, ils partagèrent le même sort que leurs frères d’armes, les « Poilus », ils restèrent en France et déclarèrent sans ambages, : « Nous ne partirons plus ».


[3] D’après les statistiques de l’époque, 600 jeunes sont passés par Notre-Dame des Châteaux, de 1871 à 1903. Environ 250 sont devenus prêtres. 

L’histoire de  la propriété.  
Vous avez déjà eu une information sur l’origine de cette propriété de Saint-Sigismond avec une conférence et une exposition de panneaux. Je résume donc. Ce domaine d’un peu plus de cinq hectares appartenait à Mlle Marie DUBOIS qui la tenait de ses parents. Il devint la propriété de l’Abbé Charles DESAIRE[4] (1845-1910) qui l’acheta. Il avait transformé profondément le domaine qui comprenait des prairies et des bois, pour y planter un vignoble de qualité[5]Son héritier, l’Abbé Elie GARIN (1866-1947), ancien élève de Notre-Dame des Châteaux, est alors vicaire de la paroisse Saint-Eloi de Paris. Il offre cette maison et son domaine aux Assomptionnistes pour y restaurer l’œuvre des vocations, interrompue à Notre-Dame des Châteaux, avec l’accord bienveillant de l’évêque de Tarentaise, Mgr BIOLLEY. Il y était favorable, car un bon nombre de prêtres du diocèse étaient d’anciens alumnistes de ND des Châteaux. Il faut dire aussi que la maison de Saint-Sigismond qu’on appelait toujours la « maison Désaire » avait connu des vicissitudes variées depuis le début des années 1900 : "maison privée", "établissement d’enseignement primaire avec les frères des écoles chrétiennes", "ferme et domaine viticole modèle", et ensuite avec la guerre de 1914, "hôpital de la Croix-Rouge", elle avait fini par n’être plus qu’un vaste local en déshérence. L’offre de l’Abbé GARIN fut acceptée avec joie par la Congrégation des Assomptionnistes.

[4]  Ce prêtre savoyard était originaire d’Hauteluce, et il rencontra le P. d’Alzon à Rome, au Concile du  Vatican. Il s’engagea même quelques années dans les rangs de l’Assomption, avant d’être incorporé dans le diocèse de Paris où il fut vicaire et curé. C’est grâce à lui que la jeune congrégation des Assomptionnistes, fondée en 1850, put s’implanter dans le sanctuaire de ND des Châteaux à Beaufort sur Doron, pour y installer le premier alumnat en 1871. Dictionnaire du Monde religieux dans la France contemporaine, La Savoie, p. 156.

[5]  Extrait du rapport de M. Veyrat, Président du Comice agricole d’Albertville. Malheureusement, il n’est pas daté, mais comme il s’adresse à M. Désaire, et que ses vignes sont déjà plantées, on peut le dater d’avant 1900, car le domaine de Marie  Dubois a été acheté par acte du 9 février 1883 : « Domaine de Saint-Sigismond. Nous sommes ici en présence de l’une des plus belles réalisations de vignes de la Savoie, et sans doute la plus belle de l’arrondissement d’Albertville. Les plantations occupent aujourd’hui une surface de cinq hectares, vingt ares […] Le Commission félicite M. Désaire et lui alloue avec plaisir la première prime de viticulture, consistant en une médaille vermeil grand module, plus 25 francs pour son aire à fumier, ses fosses à purin, ses pompes et ses charrues. » Mais pour planter des vignes, il a fallu d’abord déboiser… Ce qui a fait dire à des mauvaises langues « du bois, on a fait un désert ! »

Le P. Arthur DEPREZ, fondateur de l’alumnat.  
Et c’est ainsi qu’en l’an de grâce 1917, le 2 du mois d’août, le P. Arthur DEPREZ arrivait en gare d’Albertville pour fonder à Saint-Sigismond l’œuvre des vocations sacerdotales, sous le nom d’ "Institution Notre-Dame".  Le P. DEPREZ arrivait seul, privé même de ses bagages, que la Compagnie PLM lui avait égarés entre Paris et Marseille. Il les récupèrera trois mois plus tard ! Heureusement un vieil ami de l’Abbé DESAIRE, l’abbé EXARTIER qui logeait sur place,  eut l’amabilité de venir l’attendre à la gare et de lui offrir l’hospitalité de sa table, et lui fournir les premiers renseignements indispensables. Dès son arrivée, il fit visite aux autorités : M. le curé[6] de Saint-Sigismond, et M. le Maire de la commune, M. l’Archiprêtre d’Albertville, et plusieurs autres personnes.

[6]  L’Abbé Joseph Bochet, ancien de ND des Châteaux, une des « six cruches ». Cette histoire des six cruches fait partie des fioretti de l’Assomption qui sont passés à la postérité. Lors de l’inauguration de l’alumnat, le 28 août 1871, le P. d’Alzon qui célébrait la messe devant les cinq premiers élèves, fut surpris d’en compter un sixième, quand il se retourna pour le sermon. Alors son esprit primesautier lui inspira la pensée des six cruches de Cana : « Vous ne contenez rien de bien précieux, mais Notre Seigneur va vous remplir du vin précieux de la science et des vertus et le nouveau miracle se fera par l’entremise de la Sainte Vierge ».

Le premier souci.  
Dès l’arrivée de trois autres Pères[7], le premier souci fut évidemment d’installer la maison. Le P. Riotte, aux talents d’architecte, présida aux transformations qu’il fallait faire subir à la maison, pour en tirer le meilleur parti. Le P. Sorrel se chargea des nombreux travaux sur bois et sur fer : bibliothèque, bancs pour la chapelle, meubles de sacristie, casiers de lingerie, tuyauterie, raccords indispensables pour l’eau[8]. Le P. GIRARD s’occupa à renouveler l’installation électrique provisoire laissée par la Croix-Rouge. Et surtout, une pénible et difficile tâche restait à faire par les nouveaux occupants. La Croix-Rouge, en partant, n’avait pas désinfecté la maison. Heureusement une escouade d’ouvriers maçons, mise à disposition par l’Abbé GARIN, s’y employa avec les Pères pendant quinze jours. Le matériel scolaire et le matériel de literie furent en partie, fournis par les abbés GARIN, Elie et son cousin Joseph, savoyards de Paris.


[7] Le P. Girard Girard (1889-1922), venant de l’alumnat de Vinovo ; le P. Xavier Sorrel (1891- sorti en 1934), de Rome ; le P. Jean-Baptiste Riotte (1866-1951), de Paris.

[8]  La Croix-Rouge avait bien installé une canalisation d’où arrivait l’eau de la commune desservant à la fois le rez-de-chaussée et les deux étages. Mais à son départ la municipalité supprima le service. Il fallut donc se raccorder à la citerne, et faire monter l’eau par une pompe à main… « en attendant que la municipalité revienne sur cette mesure vexatoire » Ephémérides, tome 1, p.4

La rentrée des élèves.  
Puisqu’il s’agissait d’une école, il fallait songer à son organisation académique. C’est un prêtre de Chambéry qui prêta son concours : M. l’abbé TREPIER. Il fallait en effet réunir toutes les pièces du dossier, et les déposer avant le 4 décembre 1917. L’Inspecteur d’académie vint lui-même faire la visite des lieux le lendemain de Noël. Il arriva par trente centimètres de neige. Son impression fut heureuse, car il ne fit aucune opposition. La rentrée des élèves pouvait avoir lieu à la date fixée au 4 janvier 1918. Les jeunes recrutés dans la région arrivèrent bien à la date prévue ; mais on comptait aussi sur ceux qui devaient venir de Vinovo[9], destinés à former le noyau du nouvel alumnat, pour inspirer l’esprit, la règle, les traditions. C’était encore la guerre, il y eut quelques difficultés, ils n’arrivèrent que le 20 janvier. Et l’année scolaire, put démarrer avec un peu de retard, et un corps professoral qui s’était étoffé de trois religieux[10] de plus, tous trois bénéficiaires d’un sursis d’enseignement, c’est-à-dire que l’incorporation dans l’armée était retardée. 


[9]  Ils étaient dix : Baptistin Allemand (Hautes Alpes), Clovis Boisseranc (Hautes Alpes), Paul Bosoni (Tarentaise), Jean Buttard (Maurienne), Jean-François Cartier (Maurienne), Joseph Cordel (Maurienne), Jean-Baptiste Dufreney (Maurienne), Albert Mégaradémy (Aisne), Louis Ponyanne (Tarentaise), Ernest Ubrun (Hautes Alpes). Dans les alumnats, chaque nouveau était sous la protection d’un ancien, « un ange gardien » chargé de guider ses premiers pas.

[10] Parmi les nouveaux, on peut signaler des futurs religieux qui s’illustrèrent dans la Congrégation : Jean-Baptiste (Père Firmin) Mermoz (1902-1987), oncle de Joseph ; Jean-Baptiste (P. Claudius) Dufreney (1903-1961); Joseph (P. Jean de la Croix) Galland (1905-1991); Louis (P. Girard) Pellegrin (1906-1997), longtemps supérieur à Lorgues ; Roger (P. Sébastien) Guichardan (1906-1985), 38 ans directeur du Pèlerin

La vie à l’alumnat.  
On est assez bien renseigné sur la vie de l’alumnat, par deux documents qui sont conservés aux Archives : 
- le premier, c’est le bulletin de la maison qui a pour titre "L’écho de Notre-Dame". Il fait le lien entre la maison, et les parents, les amis, et les bienfaiteurs qui soutiennent de leurs deniers, l’œuvre des vocations. Et dans le bulletin[11], il y a toujours les grandes nouvelles, les événements importants, sous la forme[12] d’une lettre de Marius à son curé. 
- et l’autre document qui est conservé aussi dans les archives, ce sont "les éphémérides de la maison", c’est-à-dire le récit journalier des faits et gestes. Le P. Arthur DEPREZ explique la manœuvre : « La rédaction de ces éphémérides est confiée au soin et à la plume de nos enfants. Chacun d’eux, par ordre d’ancienneté, s’en chargera pendant une semaine. Il y notera avec précision de dates, et au besoin d’heures, les faits marquants de la semaine. Pour ne rien omettre d’intéressant, il aura soin de consigner, au jour le jour, les événements petits ou grands, qui devront faire, en fin de semaine, la matière de sa rédaction. Lecture sera donnée, au réfectoire, de son récit, avant qu’il soit inscrit au cahier des éphémérides. Que Dieu et la Madone bénissent les chers rédacteurs de ces modestes pages[13]».


[11] Il s’agit des PP. Donatien Terraz(1904-1970), Jean-Joseph Marcilhac (1881-1949) et du F. Emmanuel Magnien (1882-1961)
Le 1er Numéro est daté de juin-juillet 1918, et le dernier, c’est le N° 246 d’avril-mai-juin 1972. C’est la date de fermeture du foyer-séminaire

[12] Plus tard, ce sera plus prosaïquement « Vie à l’alumnat, ou au Foyer-séminaire »

[13] Éphémérides, Tome 1, p. 13

Les bienfaiteurs. 
Ces deux documents montrent qu’on ne roulait pas sur l’or. Il fallait donc créer un réseau d’amis et de bienfaiteurs pour pouvoir joindre les deux bouts, et on ne comptait pas sur des mécènes, mais plutôt sur des gens modestes qui partageaient le peu qu’ils avaient. Cela est confirmé par les dons en nature qu’ils faisaient.
La liste est publiée régulièrement dans le bulletin. 
- de M. P. : « Du soufre pour la vigne, quelques rayons de miel, des haricots pour la semence ». 
- de Mme U. « Deux lapins ». 
- de M. l’abbé G. « Les œuvres complètes de S. Augustin et une faux »
- de Mme P. « Quatre poules et un coq et une couvée de poussins, et de belles roses pour la chapelle ». 
- Et de plusieurs personnes « des fromages » car, évidemment, on est en Savoie !
Il y a aussi "La journée de pain"[14]. Elle consiste à prendre en charge, moyennant une offrande de vingt francs, la provision de pain nécessaire à la maison pour une journée. La personne qui offre "la journée de pain" choisit la date qui lui convient : anniversaire d’un mariage, d’une naissance, d’une première communion, d’une ordination, d'un décès ou toute autre circonstance qui lui tient à cœur. Elle indique l’intention ou les intentions auxquelles elle désire qu’on prie. Au jour choisi par elle, son nom est proclamé au réfectoire, avec cette mention : Le pain nous est donné aujourd’hui par M. ou Mme X. Intention recommandée… Puis on récite la prière liturgique (en latin !) : "À tous ceux qui nous font du bien en votre nom, daignez, Seigneur, accorder la vie éternelle". Et cette autre pour les défunts de sa famille : "Et que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix".

[14] À titre documentaire, le prix de la journée de pain était de 20 francs en 1919, de 40 en 1932, de 30 en 1970. Évidemment, il faut tenir compte de la valeur du franc.

Le travail manuel.  
Quand on est pauvre, il faut travailler pour vivre. Le travail manuel fait donc partie de la formation, au même titre que l’apprentissage du latin et du grec. Il y avait bien deux frères qui étaient chargés de la vigne, de la ferme, du jardin. Peut-être que certains se souviennent encore des deux derniers, les Frères Pierre et Léon[15]. Mais il fallait du monde pour piocher la vigne, pour les vendanges, pour les pommes de terre, pour les foins et les regains, pour les vergers de pommiers, pour le jardin, pour la cueillette des châtaignes[16]. Alors les "Éphémérides" sont émaillées de ces rappels du travail nécessaire[17]. Les vendanges sont un travail, mais aussi un temps de fête : "Les vendanges" ! Comme ce nom sonne gaîment aux oreilles des enfants ! Leurs petits yeux s’écarquillaient d’une façon gourmande en contemplant les grappes qui prenaient couleur de feu et de pourpre. Les grappes remplissent paniers, seaux et « cornues ». Tout en travaillant joyeusement, on récite une dizaine de chapelets, on cause, on chante, on se montre les plus belles grappes. Avec la joie du travailleur qui voit sa peine récompensée, on se rappelle le temps où l’on attachait la vigne, où l’on piochait en arrosant le terrain de grosses gouttes de sueur. Et, c’est bien légitime, on n’oublie pas de goûter à ce bon raisin[18]. » Le travail de la ferme[19] continua encore de bonnes années, avant de s’amenuiser, et finalement de disparaître du temps de la maison de repos, dans la fin des années 1980.


[15 ] Frère Pierre Antonov (1914-1982), bulgare. Saint-Sigismond sera le premier et le dernier lieu de son service,
de 1934 à 1955 et de 1960 à 1971. En 1975, malade, il y reviendra cette fois dans la maison de repos, et mourra en 1982.
F. Léon Marin (1921-1985), alumniste à Saint-Sigismond de 1931 à 1936, il  y reviendra comme religieux  de 1954 à 1985.

 [16] « Après le déjeuner, sous la conduite du Père Métral, nous partons pour Venthon, où un paysan nous offre la moitié de sa récolte de châtaignes, à condition de faire le travail » (21 octobre 1918)

 [17] « À cause de la fenaison urgente, l’étude du soir est supprimée pour rentrer le foin » (31  mai 1918) « Ce matin, les élèves de 3e et 4e vont planter les pommes de terre, l’après-midi, les 6e et 7e terminent » (31 mars 1950)

 [18] L’Écho Notre-Dame, N° 3, novembre-février 1918-1919, p.45

[19] Par les Ephémérides, on sait que le 2 mai 1918, « à quatre heures, Mermoz et Bosoni arrivent d’Aigueblanche, où ils sont allés chercher une vache. C’est la première de notre étable ». Par le compte-rendu du Conseil de communauté du 17 mai 1961 « Nous décidons de liquider nos vaches. Ce sera moins couteux d’acheter le lait nécessaire ». En 1950, on élevait encore quelques porcs, puisqu’à la date du 31 mars, on peut lire dans les archives « on tue les cochons », et peu de temps après, le 10 septembre 1950, « L’économe de l’abbaye de Tamié nous apporte deux petits cochons ». L’arrachage de la vigne du coteau se fit dans les années soixante, du temps du supériorat du P. Filliol, et pour la vigne des berceaux des allées et du petit plateau, ce sera beaucoup plus tard. 

Le règlement.  
C’est vrai que le règlement était austère. On se levait tôt[20],  mais on se couchait aussi très tôt. Les matelas n’étaient pas moelleux, on couchait sur des paillasses remplies de paille de maïs. On dirait aujourd’hui que c’est plus écolo ! En revanche, ce qui nous apparaît comme étrange et même incompréhensible aujourd’hui, c’est que toutes les vacances se passaient sur place, on ne retournait pas en famille, même pour les grandes vacances. Si bien qu’un enfant qui rentrait en 6e, vers l’âge de 12 ans ne revoyait sa famille qu’après la classe de 1ère vers l’âge de 17, 18 ans[21]. Cette règle est vite devenue pour le moins inadaptée. Et déjà en 1924, dans un avis important pour le recrutement, le Supérieur souligne que «A la fin de l’année scolaire, les enfants prennent des vacances dans leurs familles[22]». Pour les vacances de Noël et de Pâques, il faudra attendre un peu plus longtemps. Et finalement en 1963, la décision est prise de « prendre tous les congés officiels de l’enseignement d’Etat[23]. Nos élèves iront donc aussi chez eux à la Toussaint, et au milieu du 2e trimestre à la mi-carême ».


[20] Les Ephémérides pour les années de l’alumnat (1918-1972) permettent de trouver les horaires du règlement. En 1919, pour l’horaire d’été, en semaine, lever à 5 h 10, le dimanche à 5 H 50. Horaire d’hiver, semaine 5 H 20, dimanche 6 H. Coucher toujours à 20 H 30
En 1965, semaine 6 H 30, dimanche 7 H
En 1972, semaine 6 H 35, dimanche 7 H 30  

[21] L’alumnat de Saint-Sigismond était un « alumnat de grammaire », c’est-à-dire qu’il comportait les classes de la 7e à la 4e. Les élèves allaient ensuite à Miribel-Les-Echelles (Isère), qui était un « alumnat d’humanités » avec les classes de la 3e à la 1ère. Le P. d’Alzon, fondateur des Assomptionnistes avait voulu cette séparation, pour avoir une pédagogie mieux adaptée à l’âge, et pour que chaque maison, ait un groupe restreint qui ne dépasse pas la quarantaine, permettant ainsi une vie plus simple et plus familiale.   
  
[22] L’Echo de Notre-Dame, N° 27, juillet-août 1924, p. 418

[23] Registre des Conseils, Conseil du 12 septembre 1963

Les fêtes.  
Les Pères qui étaient de bons éducateurs savaient aérer cette vie en vase clos. Il y avait les fêtes, les randonnées en montagne, les récréations prolongées, les demi-congés, les visites. Par exemple, la première visite de l’évêque du diocèse, Sa Grandeur Mgr BIOLLEY, grand ami de l’Assomption depuis l’époque de ND des Châteaux, alors qu’il était curé de la paroisse Saint-Jean Baptiste d’Albertville : confirmation de quelques élèves et bénédiction de Georgette, la nouvelle cloche offerte par la maison Paccard d’Annecy. Le P. Supérieur se fit poète[24] ! À la fermeture de l’alumnat, cette petite cloche, de dix kilos quand même, fut donnée à une de nos maisons du Congo « où elle continue à chanter de sa voix svelte et légère, timbrée au sol dièse ».

Les grandes promenades, où l’on grimpait sur tous les sommets qui dominent Albertville : la Belle Etoile, la Négresse, la Dent de Cons, la Belle Journée, la Sambuy, le fort du Mont, le Fort de Tamié, le Grand Arc. Le Père Supérieur qui était un homme du Nord, admirait ces petits montagnards increvables qui grimpaient comme des chèvres. Il y avait aussi les grandes randonnées qui duraient plusieurs jours[25]… Il ne faut pas oublier que pendant des années, les alumnistes restaient sur place pendant les vacances. Les activités culturelles tenaient une grande place dans la formation : une fois par an au moins, on donnait une représentation théâtrale, les mains expertes des Sœurs fabriquaient les costumes d’époque. Les plus doués déclamaient leurs poésies. Dès les débuts de l’alumnat, on faisait déjà des visites instructives : les visites de l’usine d’Ugine[26], des mines de charbon de Peisey[27]. 


[24] Voici trois couplets sur neuf, de la poésie du Père Arthur Déprez : 
« Georgette » notre cloche
    Ma corolle est menue et ma taille est fluette ;
    Je suis lilliputienne, et n’ai rien du bourdon
    Qui fait gémir là-haut le clocher de Chevron.
    Mon nom sied à ma taille : on m’appelle Georgette.
    Un prince-évêque a mis sur moi l’eau du baptême, 
    Le prince de Conflans et de Saint-Sigismond [Titre officiel de l’évêque de Tarentaise, porté encore en 1950]
    Tout comme si j’étais un royal rejeton.
    J’ai de quoi, vous voyez, être fière quand même.

    Mon rôle sera beau : tinter pour la prière
    L’étude, le travail, le repos ou le jeu ;
    Répandre partout l’ordre ; être la voix de Dieu
    Qui convoque au devoir les fils du sanctuaire.
   A. D. 
  
[25] Randonnées dans le Beaufortain. Randonnées dans la Haute Tarentaise. 

[26] Visite des usines Girod d’Ugine. Deux pages des Ephémérides racontent par le menu, cette visite qui a beaucoup intéressé les élèves : « Nous avons assisté aux premiers travaux que nécessitent la fabrication des canons et des obus, le coulage du métal, le laminage, le pilage, le forage. » Cette remarque du 29 juin 1918 nous rappelle que la guerre n’est pas encore finie. « Six heures sonnaient quand nous sortîmes des usines. Les ouvriers y arrivaient en grand nombre. Beaucoup saluaient. Tous se montraient respectueux des prêtres. » On sent bien une distance entre ces ouvriers et ceux qui représentent la religion, l’Eglise. Mais on se rend compte aussi que les ouvriers de Savoie  ont quelques différences avec ceux de la région parisienne.
  
[27] Au cours d’une randonnée en septembre 1918, dans la région de Peisey et de Notre Dame des Vernettes (altitude 1800) « Après le souper, nous allâmes nous coucher dans le foin, où la consigne était de ne pas se réveiller avant le signal… Le lendemain, après avoir assisté à la Sainte Messe et déjeuné, nous allons visiter une mine de charbon qui se trouve à peu de distance. Arrivés à l’entrée, nous attendons un quart d’heure pour nous désuer (sic), et pendant ce temps, M. Brûlard arrive muni de lampes à carbure. Nous descendons donc dans la galerie. Nous ne trouvons d’abord que du rocher, puis du charbon, et après encore du rocher. Arrivés au fond, nous trouvons des ouvriers qui continuent à creuser. » 

Les guerres.  
La grande guerre de 14-18 n’a pas trop handicapé la vie de la maison. Il est intéressant de relire ce qu’on disait le jour de l’armistice du 11 novembre : « À 11 H 30, le son joyeux des cloches et les drapeaux qui paraissent nous annoncent que l’armistice avec l’Allemagne est signé. Grande réjouissance de tous. Avant le dîner, nous chantons un Magnificat à la chapelle. Le soir, promenade jusqu’à 5 heures, et au salut, chant du "Te Deum". La guerre de 39-45 a marqué un peu plus l’histoire de la maison. En septembre 1939, la guerre vint interrompre la vie normale de l’alumnat qui fut réquisitionné par l’armée. L’Institution Notre-Dame dut se replier à Saint-Alban-de-Vaulserre dans l’Isère. Mais ce campement des temps d’infortune ne dura pas trop longtemps, dès septembre 1940, « les oisillons retrouvaient leur nid ». Le P. Justin SENGER fut un acteur de ces temps héroïques !

Les grands événements. 
Il y avait aussi les grands événements qui venaient casser la grisaille du quotidien. La première messe des anciens était chaque année une fête attendue, depuis le 24 juillet 1930, où l’alumnat eut le bonheur de fêter les six premiers prêtres sortis de son sein. Mais l’ordination et la première messe des trois frères BUGNARD[28] furent l’apothéose ! La fête dura du 19 au 24 juin 1943. Le Bulletin[29] de la maison en fait foi, et la presse de la région aussi.

[28] Ces trois frères sont : P. M-Anthelme (Lucien) 1917-2004, Alphonse (Gabriel) 1918-1985, Noël 1919-2009 et le quatrième, André (1923-2010), sera lui aussi ordonné prêtre dans cette chapelle, le 22/12/1951, par Mgr Jauffrès. Tous les quatre assomptionnistes. Parmi les trois filles, une sera petite Sœur de Foucault.

[29] L’Echo de Notre-Dame, N°116, p.6-14. Dans un journal local, Henri Bordeaux, de l’Académie française prit la plume pour saluer l’événement. La chapelle, de dimension modeste, devint quasiment cathédrale où les fastes liturgiques de l’époque tentaient de rivaliser avec la cour impériale de Byzance : « A 9h, la procession s’ébranle : L’évêque en chape, mitre en tête, crosse en main, précédé des trois nouveaux prêtres, en aube, et puis sur deux rangs et précédant les trois  élus, le Révérendissime Abbé mitré de Tamié, le Supérieur général des Assomptionnistes, des Vicaires généraux, des chanoines en habit de chœur, des Archiprêtres, des Curés, des Vicaires en surplis ; deux longues files de religieux, et puis la théorie d’une centaine d’alumnistes grands
(Ceux de Miribel) et petits en soutane rouge et en cotta blanche ». La cérémonie fut belle et longue, car le déjeuner avec tous les invités ne commença qu’à 13 heures. On dit que le Père économe a oublié que les restrictions existaient toujours. En tout cas pas de restrictions pour « les cantates, les poésies, la prose, les compliments, les dialogues, les monologues » qui ont agrémenté le repas. « Le soir à 5 heures, salut solennel en musique. » Les jours suivants, la fête se prolonge par les premières messes, sur place, puis Tamié et Miribel.

Les aménagements successifs. 
En 100 ans, la maison en aura connu des aménagements et des réaménagements ! Dès l’origine, on pensait à la construction d’une chapelle. Car on passe beaucoup de temps à la prière quand on est alumniste et l’on soigne particulièrement la vie liturgique, la messe quotidienne, mais aussi l’office. Sous la responsabilité du P. Jean-Baptiste RIOTTE, une véritable chapelle va être construite. C’est toujours celle qui est utilisée de nos jours. On y va à l’économie, un dortoir est construit à l’étage, et comme bâtisseur, le P. RIOTTE[30] épargne des frais considérables d’architecte et d’entrepreneur. Il faut dire surtout « qu’un insigne bienfaiteur, M. l’Abbé Elie GARIN a voulu mettre le comble à ses bienfaits, en procurant au Divin Maître et à nous, un sanctuaire digne de ce nom[31]». La bénédiction de la première pierre a lieu le 14 juin 1923. La construction se fera rapidement.
Agrandissement et restructuration de l’alumnat par le P. M-Germain FILLIOL en 1957. Rehaussement d’un étage de la maison, pour être plus au large. L’entreprise Tondella fit les travaux. C’est dans cette décennie que le nombre des élèves est monté le plus haut (60, 65).

[30] P. Jean-Baptiste (Émile) Riotte (1866-1951). Il est le constructeur ou le restaurateur d’un grand nombre de résidences de l’Assomption : la chapelle de l’alumnat de Scherwiller, la Maison-mère des Oblates à Paris…

[31] L’Écho de Notre-Dame, N° 22, mars-mai 1923, p. 362

Foyer séminaire.  
À partir de l’année scolaire 1968-1969, l’alumnat se transforme en foyer-séminaire. Ce qui veut dire que la maison devient un internat, et que les élèves sont scolarisés, soit à Saint-François, soit à Jeanne d’Arc. Les mentalités et les réalités sociales changent : baisse du recrutement, réforme de l’enseignement avec la création des Collèges d’Enseignement Général et dévalorisation des internats. On constate assez vite que cette formule de séminaire a fait son temps, car en 4 ans les effectifs ont fondu comme neige au soleil. Donc en 1972, une histoire prenait fin[32]. La petite communauté de Pères qui restait, s’orienta vers l’aumônerie scolaire du lycée Jean Moulin et de l’enseignement libre, et alla loger dans l’ancienne maison des Sœurs.

[32] D’après les statistiques faites en 1972, on estime à 125 le nombre total des prêtres ayant bénéficié de la formation dispensée à Saint-Sigismond, ce qui fait une moyenne de 2 prêtres par an. Dire cela, ce n’est pas oublier la grande majorité de tous ceux qui ont reçu une bonne formation chrétienne, même s’ils ont choisi une autre voie. Les alumnats prenaient fin, mais les assomptionnistes n’ont pas renoncé à ce qui leur tient à cœur : « l’éveil et le soutien des vocations chrétiennes, particulièrement des vocations religieuses et sacerdotales » (RV, 16) Ils animent maintenant des foyers de jeunes étudiants, qui, en plus de leurs études, vivent en communauté avec des religieux et se posent la question de leur avenir dans l’Église et la société.

Les sœurs oblates de l’Assomption.  
Justement avant de clore l’histoire de l’alumnat, il est temps de parler de nos Sœurs Oblates, qui d’octobre 1917 à juillet 1972, ont mis  tout leur cœur dans l’humble travail à la buanderie, à la lingerie, à l’infirmerie, à la cuisine, à la chapelle. «Elles étaient heureuses, disaient-elles, de participer indirectement à la formation de futurs prêtres[33]». Elles logeaient de façon sommaire dans l’ancienne maison du fermier convertie en couvent. Elles ne purent avoir un peu de confort qu’à partir de 1962, quand  leur maison fut complètement refaite. Beaucoup se souviennent encore de Sr M-Lucien COUDERC, une paysanne cévenole, dure à la tâche, qui resta à Saint-Sigismond 43 ans.

[33] Les Oblates de l’Assomption en France, Tome 2, p. 11

La maison de repos des pères âgés. 
Après l’école et l’internat, la grande maison fut transformée pour recevoir les Pères âgés en retraite. C’est en 1975 qu’elle commença avec une communauté assez réduite au départ, mais qui s’est étoffée assez vite. C’est le P. Joseph MERMOZ qui en fut le Supérieur[34]. C’est lui qui est resté Supérieur le plus longtemps, car Le P. Provincial lui a demandé plusieurs fois de « rempiler ». Il faut sans doute croire qu’on ne se bousculait pas au portillon pour prendre la place ! Il eut la joie de fêter, en 2007,  le premier religieux centenaire de la congrégation, le P. Géminien SERRES (1907-2009), qui s’offrit le luxe de mourir à 102 ans ! Le P. Roland IMHOFF, né en 1918, qui est maintenant dans la communauté de Notre-Dame des Vignes, vient d’obtenir, lui, le titre du centenaire du centenaire. 


[34]  Supérieurs de la maison de Saint-Sigismond, de la fondation en 1917 à 2017
1er P. Arthur Déprez, 1917-1918  /  2e  P. Jean de la Croix Laurent, 1918-1919
3e P. Savinien Dewaele, 1919-1920 /  4e  P. Joseph-Marie Marchand, 1920-1922
5e P. Hildebert Blois, 1923 / 6e P. Lefèvre Bornand, 1924-1930
7e P. Michel des Saints Cauliez, 1931-1939 / 8e P. Jourdain Chappaz, 1940-1945
9e P. Gérard Leroy, 1946-1947 / 10e P. Rogatien Pellicier, 1948-1955
11e P. Georges Monod, 1955-1956 / 12e P. M-Germain Filliol, 1957-1966
13e P. Boris Chtipkov, 1966-1967 / 14e P. Joseph Mermoz, 1967-1972
15e P. Patrick Zago, 1972-1977 / 16e P. Daniel Chevrier, 1977-1982
17e P. Albert Haumesser, 1982-1983 / 18e P. Michel Divo, 1983-1986
19e P. Albert Heckel, 1986-1993 / 20e P. Joseph Mermoz, 1993-2007 (pour la 2e fois)
21e P. Jean Exbrayat, 2007-2017 / 22e P. Guy Clerc, 2017-

EHPAD   
Pour un archiviste, c’est un peu tôt pour écrire l’histoire de l’EHPAD, qui reçoit le nom de "Notre-Dame des Vignes"[35]. Je rappellerai seulement que la première pierre fut posée le 14 mars 2006. Le P. Benoît GRIERE[36], Provincial de France des Assomptionnistes en fit la bénédiction, en présence de M. Jean-Pierre VIAL, Sénateur et Président du Conseil Général de Savoie, et de M. Albert GIBELLO, maire d’Albertville, et de beaucoup d’autres personnalités. L’ouverture de la maison se fit le 1er octobre 2007. Il y eut quelques ratés dans le moteur pour la mise en marche, mais la vitesse de croisière fut vite atteinte. En tout cas, le programme[37] qu’annonçait le P. GRIERE  se réalise : « Nos religieux vont prochainement partager la vie des autres résidents laïcs. Notre congrégation a toujours eu l’ambition d’être au cœur d’une société plurielle, témoin d’un message d’unité et de paix. Cette proximité des personnes au parcours de vie très différents sera un signe d’espoir dans une société qui cherche à construire l’harmonie et la paix. Les Assomptionnistes sont venus en Savoie pour s’occuper de la jeunesse, aujourd’hui, ils y restent pour répondre aux besoins du grand âge. L’idéal est le même : "servir notre monde et témoigner de la fraternité".  

[35La première appellation de la maison des assomptionnistes était « Institution Notre-Dame », à cause, sans doute, de la grande statue de la propriété qui dominait Albertville. Mais il s’agissait de Notre-Dame des Anges, qui était la fête liturgique de la maison. 
Ceux qui ont connu l’ancienne décoration de la chapelle se souviennent sans doute que la Vierge était entourée de deux anges porte-flambeaux. L’appellation courante était la « Maison des Pères ». L’appellation « Notre-Dame des Vignes » a été donnée en souvenir des vignes… qui n’existaient plus.

[36Supérieur général des Assomptionnistes depuis  le 11 mai 2011.  


[37Allocution prononcée pour la bénédiction de la première pierre.
                 
                                                    P. Patrick ZAGO, archiviste                                                                                                                                           
Les pères Guy CLERC et Patrick ZAGO, à l'issue de sa conférence.

Ces festivités et retrouvailles se sont terminées en apothéose lundi 2 juillet 2018 au chateau de Beaufort avec la messe et l'apéritif sous un soleil de plomb.
Le premier alumnat fut installé en pleine montagne dans le vieux manoir des anciens seigneurs de Beaufort, sous la protection de Notre-Dame des Châteaux. Il y fonctionna 32 ans.


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Qu'est-ce que la Congrégation des Assomptionnistes ?