Feuille du dimanche 25/02/2018

2nd dimanche de Carême (année B)

Les infos de la paroisse

Du lundi au samedi matin de 9 H 30 à 11 H 30.
Le mercredi après midi de 14 H 30 à 18 H 00, permanence du Père Guy CLERC.

Horaire général des messes l'hiver (à compter de Toussaint et jusqu'à Pâques)

En semaine :
- le mardi à 18 H 30 à  la Maison Paroissiale
- le mercredi à 18 H 30 au 9 rue G. Lamarque
- jeudi à 8 H 45 à la chapelle Sainte Thérèse (sauf vacances scolaires)
- le jeudi et le vendredi à 18 H 30 à la Maison Paroissiale

Le Week-End
- le samedi à 18 H 00 à l'église St Sigismond (Le 3ème samedi du mois à Venthon à 18 H 30).
- le dimanche à 10 H 30 à l'église Ste Thérèse. (Le 1er dimanche du mois dans l'église de Conflans à 09 H 00).


Horaire des messes de la semaine à venir


Samedi 24/02/2018
18 H 00

Messe à St Sigismond

Dimanche 
25/02/2018
 10 H 30
Messe à Ste Thérèse
Mardi 
27/02/2018
18 H 30
Messe à la chapelle de la Maison Paroissiale
Mercredi 28/02/2018
18 H 30

Messe à 9, Rue Georges Lamarque

Jeudi 
01/03/2018
08 H 45
18 H 30
Messe à la chapelle Ste Thérèse
Messe à la chapelle de la Maison Paroissiale
Vendredi 02/03/2018
18 H 30
Messe à la chapelle de la Maison Paroissiale
Samedi 03/03/2018
18 H 00
Messe à St Sigismond
Dimanche 
204/03/2018

10 H 30


Messe à Ste Thérèse

Honoraires de messe

Vous pouvez demander qu'une messe soit célébrée pour les défunts comme pour les vivants : l'offrande s'élève à 17 €. Vous pouvez donner plus, en vue des dépenses pour la célébration des eucharisties (fleurs, cierges, lectionnaires nouveaux …)Soyez-en remerciés !



Appel aux bénévoles

La paroisse ne vit que grâce à la prire, au témoignage de tous, au dévouement de beaucoup et chacun peut apporter sa part. L'équipe funérailles souhaite se renforcer. Par ailleurs, un couple serait le bienvenu en vue d'accompagner des familles en viue d'un baptême d'un petit enfant.


Sépultures de la semaine écoulée

Jean POUILLARD (87 ans) - Blanche MASSON (96  ans) - M-Jeanne AVRILLIER (96  ans).

ACTIVITES et RENCONTRES  PAROISSIALES 




Vous cherchez à comprendre un peu plus les textes, à entrer dans "l'intelligence des Ecritures (Parole de Dieu) ; vous pouvez trouver sur internet à "Commentaires de Marie Noëlle THABUT Année liturgique B, un site intéressant : "https://jesus.catholique.fr/"






Dimanche 25/02/2018 : les couples mariés en 2017 et ceux qui se préparent au mariage pour 2018 sont invités à participer à l'Eucharistie à l'église Ste Thérèse.
L'équipe d'accompagnement invite aussi les couples qui fêtent, au courd de l'année 2018, leurs noces d'argent (25 ans), d'or (50 ans), de diamant (60 ans), de palissandre (65 ans), puis chaque année (66, 67, 68 ans, etc...). Venez rendre grâce de votre fidélité et des grâces reçues.


Dimanche 04/03/2018 à l'église Ste Thérèse : matinée communautaire pour un temps fort de Carême, à l'écoute du Seigneur, et aussi les uns des autres, enfants, jeunes, adultes …
- 09 H : Accueil autour de boissons
- 09 H 30 : temps de partage autour de la LIBERTE (valeur républicaine) : "la Vérité vous rendra libres !"
- 10 H 30 : eucharistie, suivie du verre de l'amitié.

Jeudi 08/03/2018 à 19 H à l'église Ste Thérèse : soirée film sur la réconciliation, suivi d'un temps d'échange.

Mardi 13/03/2018 de 09 H à 17 H à ND de Myans : RECOLLECTION pour les acteurs de la Pastorale de la Santé, animée par p. Bruno CAZIN : "Au commencement est le don !"
Informations et Inscriptions auprès de Marie Françoise FEVRE 06 14 30 13 83.

Vendredi 16/03/2018 à 20 H à l'église Ste Thérèse : soirée CCFD Terre Solidaire avec Gilberto Gutierrez, partenaire qui présentera le projet de son association au Mexique.
581,10 € c’est le résultat de la « collecte partage » de ce Mercredi des Cendres  à Ste Thérèse pour le soutien des nombreux projets du Comité Catholique contre la Faim  et pour le Développement.
Un grand merci à tous les paroissiens présents.

Mardi 20/03/20 à 20 H à l'église Ste Thérèse : "Laissez-vous RECONCILIER" : vous souhaitez vivre et recevoir le sacrement du pardon ; n'hésitez pas à prendre contact avec un prêtre, ou participer à une célébration du doyenné. 

                                           

AUMONERIE DE L'ENSEIGNEMENT PUBLIC


Panier gourmand de Noël… rappel jus de poire :
Nous vous demandons de ne pas consommer le jus de poire du panier gourmand de Noël et de vider les bouteilles. Le producteur nous a confirmé un risque de fermentation avec possibilité d’explosion de la bouteille.
Les bouteilles livrées seront remplacées lors du prochain panier gourmand.
Nous sommes vraiment désolés pour le désagrément occasionné.
Marie Allemoz 06.20.77.27.15

Voici notre panier gourmand de Pâques 
Pour financer les camps, ainsi que toutes les activités de l’aumônerie…
Pour aider les jeunes animateurs à se former au BAFA, BAFD…
Pour alimenter le budget social et permettre à ceux qui ne peuvent financer en totalité les activités proposées par l’aumônerie, de participer quand même…
Ils sont à l'entrée de l’église… vos commandes avant le 4 mars… merci par avance pour votre soutien…
Marie Allemoz 06.20.77.27.15 – marief.allemoz@orange.fr (je serai absente du 9 au 20 février, laissez-moi un message je vous répondrai à mon retour)


Pèlerinage  


Comme chaque année, le diocèse de Savoie se rend à Lourdes avec son archevêque, Mgr Ph. Ballot. Cette année il a lieu du 12 au 17 mai avec le thème :"FAITES TOUT CE QU'IL VOUS DIRA". Ce pèlerinage s'adresse à tous les pèlerins, valides et malades ou handicapés (pris en charge par l'Hospitalité de Savoie). 
Les inscriptions sont prises à la maison paroissiale de 9h à 12h avant le 10 mars. Dès ce dimanche et dimanche prochain vous pouvez participer au soutien de ce pèlerinage en achetant des billets de  souscription. Il vous est possible aussi de passer à la Maison Paroissiale (le matin).



AMEN


Tout au long de l'eucharistie, ou d'un temps de prière, l'assemblée, c'est-à-dire "nous, donc moi", est invitée à dire "Amen !". Mot hébreu comme "Alléluia et Hosanna". Amen est plus que "merci!"
Ce mot désigne ce qui est solide, stable, durable. Nous pouvons penser à l'expression "solide comme le roc", ou "dur comme fer". Dire "Amen" c'est s'appuyer sur Dieu, affirmer sa foi en Christ, vainqueur du mal, de la mort. Notamment lorsque je reçois le CORPS DU CHRIST, je dis "AMEN !" Mot simple, lourd de signification, comme dire "je t'aime" à son conjoint, à son enfant. A la fin d'une oraison (prière) : " … maintenant et pour les siècles des siècles."
TOUS : AMEN ! Parole qui ouvre sur la vie éternelle.



Les textes du jour

 Lecture du livre de la Genèse (Gn 22, 1-2.9-13.15-18)

Le sacrifice de notre père Abraham 
En ces jours-là, Dieu mit Abraham à l’épreuve.
Il lui dit : « Abraham ! »
Celui-ci répondit : « Me voici ! »
Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. »
Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué.
Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ; puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! »
Il répondit : « Me voici ! »
L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon !
Ne lui fais aucun mal !
Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson.
Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.
Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis.
Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »

– Parole du Seigneur.


Psaume 24 (25) 115 (116b)

Refrain : "Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants."

1/ Je crois, et je parlerai,
moi qui ai beaucoup souffert.
Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !

2/ Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

3/ Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple,
à l’entrée de la maison du Seigneur,
au milieu de Jérusalem !

Lecture de la première lettre de saint Paul aux Romains (8, 31b-34)

« Dieu n’a pas épargné son propre Fils »
Frères, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ?
Qui accusera ceux que Dieu a choisis ?
Dieu est celui qui rend juste : alors, qui pourra condamner ?
Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous. 
– Parole du Seigneur.

– Acclamons la Parole de Dieu.Acclamation de l’Évangile

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé » 
Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.
De la nuée lumineuse, la voix du Père a retenti : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »
Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)


 Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (9, 2-10))

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.
Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici !
Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Homélie de la messe 

par le père Jacques FOURNIER
Père Jacques Fournier

En ce deuxième dimanche de Carême, si grande est la force spirituelle qui ressort du message de la Transfiguration du Seigneur au point que nous sommes tentés de ne lire qu’avec moins d’attention, la réponse d’Abraham et l’assurance de saint Paul.

LE PROJET DE DIEU
Le projet de Dieu, pour chacun de nous, est de nous conduire à lui, mais le chemin qu’il nous demande de suivre est celui-là même du Christ, comme il le fut pour le Christ, n’est pas de vivre une aventure, fut-elle celle de la foi. Le désir de la foi, c’est de rejoindre l’infini. Le désir de l’amour, c’est de vivre sa durée. Le désir de l’être, c’est Dieu, alors que nous ne le connaissons pas dans l’infini de sa réalité.
Quand Abraham quitte Ur en Chaldée, il ignore de quoi seront faits les lendemains. De quelles joies ? de quelles épreuves ? de quels détachements ? Il ne connaît rien du projet de Dieu sur lui, mais, pour lui, ce Dieu qui lui parle est plus que son pays, que sa patrie, que la famille, la maison de son père. 
C’est bien aussi notre vie.

PREND TON FILS, CELUI QUE TU AIMES
Et puis, un jour, ce qui nous est demandé dépasse notre humaine compréhension. Ce fils, Isaac, est l’unique espoir d’une descendance et c’est lui qui doit être sacrifié. La foi d’Abraham assume ce paradoxe. C’était une épreuve, et ce fils, « cet unique, celui que tu aimes », devient l’avenir même du Peuple de Dieu, parce qu’Abraham a préféré Dieu à tout autre amour.
Saint Paul appuie sa foi sur l’assurance même de l’amour que Dieu nous porte.
« Qui sera contre nous ? Il n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous. » Paul n’a pas vécu ce que Pierre, Jacques et Jean ont vécu sur la montagne au jour de la Transfiguration. Et pourtant il a vécu lui aussi une indicible lumière sur le chemin de Damas et il peut alors déclarer à son disciple Timothée : « Il nous a donné une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce… Maintenant elle est devenue visible à nos yeux «  (2 Tim. 1. 9)
Et c’est cela qui est dit aux disciples sur le Thabor. La gloire de Dieu passe par le chemin de l’humilité, de l’épreuve et de l’amour.

REJOINDRE LA PAQUE DU SEIGNEUR.
Dans sa marche vers Pâques et Jérusalem, Jésus gravit cette montagne de Galilée. Saint Marc nous précise : « Une haute montagne », ce qui n’est pas sans rappeler celle de l’Horeb où Dieu parla à son peuple, au Sinaï. La montagne où Moïse ne pouvait regarder en face la lumière de Dieu, que les apôtres ont pu voir un instant, sans en mourir.

La tradition chrétienne, dès les premiers temps, l’a identifiée au mont Thabor. Les nombreux sanctuaires, qui ne sont plus que ruines aujourd’hui, nous le disent. C’est la plus haute montagne de Galilée, toute autre que la montagne sainte de Jérusalem. C’est aussi un endroit merveilleux d’où l’on découvre la vallée fertile d’Esdrelon vers la mer et, de l’autre côté, jusqu’au lac de Tibériade.
Jésus emmène donc Pierre, Jacques et Jean, à l’écart, selon une expression de l’Evangile, qui signifie à la fois moment de repos, moment d’intimité avec ses disciples et moment de prière avec son Père.
Et c’est là que la lumière jaillit de tout l’être humain de Jésus. Si la liturgie de l’Eglise nous fait lire cet épisode chaque deuxième dimanche du Carême, c’est que la Transfiguration donne tout son sens à notre démarche vers Pâques, qui est celle de notre « intégration » dans la vie divine par le Christ ressuscité..

Le Christ est plénitude de Dieu, « lumière née de la lumière ». Il l’unit à sa nature humaine, à son corps même, dans le mystère de son union à la splendeur divine. C’est ce à quoi il nous propose de participer, à notre tour, puisque la grâce de notre baptême et des sacrements réalise en nous cette divinisation.
Pendant ces quarante jours, nous sommes « guidés par l’Esprit » (1er dimanche de Carême) et tentés dans le désert qui est le nôtre. Aujourd’hui, nous avons à gravir, avec lui, la montagne qui est celle du Thabor, qui, demain, sera celle du Calvaire. Aujourd’hui, il nous demande de nous laisser englober dans la nuée lumineuse, comme elle qui couvrit les trois apôtres de son ombre.

La lumière, c’est le Christ mais aujourd’hui nous sommes avec lui dans l’obscurité de son humanité avant d’être révélée dans la lumière du matin de Pâques. « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts » (Matthieu 17. 9).
Et saint Marc souligne bien cette présence du Christ à nos côtés : »seul avec eux… » Moïse et Elie, la Loi et les Prophètes ne sont plus là. Le Christ nous suffit, même si aujourd’hui nous nous demandons comme les trois disciples, « se demandant entre eux ce que voulait dire : ressusciter d’entre les morts. »
Ils n’osent pas questionner ce Jésus avec qui ils ont vécu un moment d’extraordinaire mystère. Saint Paul nous le dit : »Il est ressuscité, il est à la droite de Dieu. »

LA LOI ET LES PROPHETES
Ce n’est qu’à partir de la Résurrection que les apôtres comprendront pleinement le sens d’un événement qui les avait bouleversés autrefois, sans qu’ils puissent alors en saisir toute la portée.

Revenons un instant sur cette présence qui entoure le Christ, le Messie annoncé par la Loi et les Prophètes. En effet au sein de cette vision glorieuse, apparurent aux côtés du Seigneur, Moïse et Elie, ces deux sommets de l’Ancien Testament, représentant la Loi et les Prophètes. Moïse, l’homme de l’Exode vers la terre promise, dont on ne sait où se trouve précisément son lieu de sépulture sur le mont Nébo (Deutéronome 34). Elie fut enlevé au ciel (2 Rois 2. 1 à 15)

Le visage de Moïse avait resplendi d’une gloire qui venait, non pas de lui-même, mais de l’extérieur, après la révélation du mont Sinaï (Exode 43. 29), il était reflet. Au Thabor, le visage du Christ leur apparaît comme une source de lumière, source de la vie divine rendue accessible à l’homme et qui se répand aussi sur ses « vêtements », c’est-à-dire sur le monde extérieur et sur les produits de l’activité et de la civilisation humaines.
Ils s’entretiennent avec lui, (saint Luc nous le précise), « de l’exode qu’il allait accomplir à Jérusalem » c’est-à-dire de sa Passion, car c’est par la Passion et la Croix que cette gloire devait être donnée aux hommes, entrant dans la Terre Promise, au jour de la Résurrection.

MON FILS BIEN AIME
Partis prier avec lui, ils entrevoient sa gloire. Ils l’avaient découvert comme le nouveau Moïse et le nouvel Elie auxquels ces prophètes du passé rendaient témoignage. Mais surtout ils perçoivent Dieu lui-même, si l’on ose parler ainsi, reconnaissant en Jésus son Fils. Jésus le villageois de Nazareth, le guérisseur, le prédicateur qui révèle aux foules de Galilée le sens de la Parole de Dieu.
« Le Fils bien-aimé », c’était l’humble charpentier qui se présentait à Jean-Baptiste. Aujourd’hui c’est le Messie de gloire.

Au Thabor, Jésus est lui-même en même temps qu’il est le Tout-Autre, Parole de Dieu incarnée qui manifeste la splendeur naturelle de la gloire divine qu’il possède en lui-même et qu’il avait conservée dans son Incarnation, même si elle était cachée sous le voile de la chair. Sa divinité s’est unie sans confusion avec la nature de la chair. Et la gloire divine est devenue gloire du corps assumé.
Il n’est pas le Fils bien aimé, par adoption, privilège ou mission temporaire. Il l’est par nature, et cela de toute éternité. La théologie dira, c’est son essence même, c’est sa substance.

Ce que le Christ manifestait ainsi à ses disciples au sommet de la montagne, ce que Dieu ratifiait de sa Parole, n’était pas un simple spectacle nouveau, mais la manifestation éclatante de la divinisation en Lui de la nature humaine, y compris le corps, et de son union avec la splendeur divine. « La divinité de celui qui a prit notre humanité » (prière de l’offertoire de la messe).

NOTRE DIVINISATION
« Lumière née de la lumière,  » (Confession de la foi), lumière immatérielle, incréée et intemporelle, elle est celle du Royaume de Dieu venu en Jésus-Christ dans la puissance de l’Esprit-Saint. « Je suis la lumière du monde. »

Mais il l’a promis à ses disciples quand il nous a dit : « Vous êtes la lumière du monde. » Nous sommes ainsi un autre lui-même, c’est « notre vocation sainte, non pas à cause de nos actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. « 

« Devenue visible à nos yeux parce que le Sauveur, le Christ Jésus s’est manifestée,  » elle deviendra l’héritage permanent des élus dans le Royaume. Elle n’est pas seulement un objet de contemplation passagère, elle est aussi grâce déifiante qui nous permet de « voir » Dieu. « Dans ta lumière, nous verrons la lumière » (Psaume 35. 10). Nous recevons de cette contemplation la vie divine que le Christ, et lui seul, vit en plénitude. Il est la lumière de Dieu assumée en un homme, accessible aux hommes.

Il nous faut alors aller jusqu’au terme de cette affirmation et de cette réalité. Il n’est aucun geste de Jésus, aucune de ses gestes corporels, que ce soient son partage aux repas où on l’invite, son corps étendu dans la souffrance de la croix, son geste attentif aux enfants qui s’approchent de lui, il n’est aucun geste de l’homme en lui, comme en nous, qui ne puisse pas et ne doive pas participer à cette divinisation.

C’est là que réside la grâce sacramentelle de l’eau qui immerge le baptisé, de l’union d’amour de l’homme et de la femme qui fait jaillir la vie dans la création de Dieu, de la parole qui nous réconcilie, de l’imposition des mains qui font du pain et du vin le corps et le sang du Christ.

LA VIVRE AU QUOTIDIEN
Mais la vision a disparu. Les apôtres retrouvent le paysage de la Galilée. Ils ne peuvent vivre aujourd’hui dans l’éternité de la vision divine. Jésus est au milieu d’eux et redevient l’ami quotidien, fascinant, mystérieux, attachant. Ils viennent de vivre dans un instant qui est plus qu’une lumière d’espérance puisqu’ils ont découvert une autre réalité dont ils mesureront la richesse au travers du temps et de la mesure de leur pauvreté et de leur faiblesse.

Mais aujourd’hui et dans les jours à venir, c’est à travers l’humiliation et la souffrance qui viennent pour Jésus, comme pour nous, que désormais la lumière doit briller. « C’est toi mon fils bien-aimé » a dit le Seigneur au moment du baptême de Jésus au Jourdain. « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le » leur a-t-il dit au Thabor. Cette première phrase est celle des chants du « Serviteur souffrant » du prophète Isaïe (Isaïe 42. 1 à 7 et les autres passages). Elle est également une parole de tendresse, comme une grande lumière qui accompagnera Jésus lors de sa traversée de la mort.

« Il fallait que le Christ souffrit pour entrer dans la Gloire » (Luc 24. 26) dira Jésus aux disciples d’Emmaüs. Il reprendra avec eu ce qu’en avait dit l’Ecriture, comme au jour de la Transfiguration il s’en entretenait de « cet exode » avec Moïse et avec Elie.
Au coeur des mystère dans lesquels nous vivons parfois, au milieu de toutes les questions qui se posent sur le sens de nos vies, sur le sens de nos souffrances, sur le sens du monde qui nous paraît souvent obscur et confus, il est bon de nous rappeler la grande lumière qui est celle du Christ, donnée visiblement, en un instant, aux apôtres à la Transfiguration. Et qui nous est donnée et que, parfois, nous ressentons nous aussi en un instant de grâce.

« L’exemple du Seigneur invite la foi des croyants à comprendre que, sans avoir à douter des promesses de bonheur, nous devons pourtant, parmi les épreuves de cette vie, demander la patience avant la gloire » (le pape saint Léon).
« Tu nous as dit, Seigneur, d’écouter ton Fils bien-aimé. Fais-nous trouver dans ta Parole les vivres dont notre foi a besoin. Et nous aurons le regard assez pur pour discerner ta gloire. » (Prière d’ouverture de la messe).